La formation de Sylvie Kaptur Gintz, semi-autodidacte, est variée.
Elle fréquente des ateliers de peinture, de sculpture, comme
celui de Boris Lejeune, suit les cours de la faculté en auditeur
libre, passe du temps à l’Atelier de la Grande Chaumière,
fréquenté en leur temps par Gauguin et Modigliani
et toujours bien connu à Montparnasse. Vers 19 ans, elle
se met avec passion à la peinture sur soie, pour laquelle
elle gagnera d’ailleurs, en 1983, la Médaille de Bronze
de la ville de Paris. Mais cette matière lui apparaît
rapidement limitée, tant par ses contraintes techniques que
par ses possibilités esthétiques. Elle veut aller
plus loin, s’initie à la peinture sur toile avec des
travaux de figuration libre autour du modèle vivant.
Elle commence réellement à exposer à la fin
des années 80. Le succès rencontré lors de
son exposition « la mémoire des corps » en 1989
à Paris, la conforte dans la certitude que l’art est
sa voie.
Depuis, elle présente son travail de peinture et d’installations
régulièrement à Paris et en région parisienne,
mais aussi en province (Menton, Poitiers…), en Belgique, en
Crète,
Parallèlement à son travail d’artiste, grâce
à sa rencontre avec Marie-Claude Joulia, Sylvie Kaptur Gintz
mène une activité d’art thérapeute depuis
plus de dix ans. Elle est en effet convaincue que la pratique artistique
est un moyen privilégié de construction et d’expression
de soi, et que celle-ci ne peut être réservée
à une élite.
Aujourd’hui, elle vit et travaille à Colombes, dans
les Hauts de Seine.
Marie
Deparis
Critique d’art
Paris, Janvier 2007
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